Et toujours sur le net : Arresurimages.net

Tout les jours à 19h30 et 21h30, l'émission de la semaine

L'émission de la semaine : Afrique, fatalité des stéréotypes ?

Afrique, fatalité des stéréotypes ?

A l'occasion de lancement de la Ferme Célébrités en Afrique sur TF1, on a retrouvé tous les clichés : chef de tribu, danses zoulous et animaux sauvages. Pourquoi l'Afrique est-elle sans cesse ramenée à ces images ? Comment ce continent est-il représenté dans les autres émissions télévisées ? Des émissions dites plus sérieuses, comme Ushuaia (TF1) ou Rendez-vous en terre inconnue (France 2), parviennent-elles à échapper à ces stéréotypes ? Pour répondre à ces questions, nous avons invité Georges Dougueli, journaliste à l'hebdomadaire Jeune Afrique, où un édito rageur a été publié contre la Ferme, et Solenn Bardet, qui a vécu plus de deux ans avec une tribu de Namibie, les Himbas, et a servi de guide pour deux émissions, sur TF1 et France 2. Ils sont accompagnés de nos trois chroniqueurs, Anne-Sophie Jacques, Alain Korkos et Pierre-Henri Moreau, ainsi que de notre journaliste Dan Israel.

Le Blog-actus d'arretsurimages.tv

Publié le mardi 10 mars 2009
Première diffusion : mercredi 11 mars, à 19 heures 30. L'émission sera ensuite rediffusée à de nombreuses reprises. Pour connaître le détail des horaires, reportez-vous à la grille.

J'ai présenté ainsi cette émission sur le site d'@rrêt sur images :

Eh bien voilà. Si vous avez vu l'émission de cette semaine, vous connaissez déjà la surprise qu'on vous prépare, puisque Judith est venue sur le plateau faire un peu d'autopromo, sous les quolibets de Didier Porte (la peste soit sur lui jusqu'à la trois cent dix-septième génération). On s'étend. On s'agrandit. On a sauté le pas. On sort de chez nous. Eh oui, tout arrive. On risque une incursion hors de l'univers confortable de la critique des insuffisances démédias, pour commencer à dessiner nous-mêmes une alternative possible. Don't hate the media, be the media : il fallait bien qu'on s'y mette un jour. Oh, lentement. A petits pas. On ne va pas créer un journal demain. Mais on va dans cette direction-là. La tentation était trop forte.

Première incursion, donc : une émission littéraire (oui, osons le mot). Qui rentre dans les textes avec gourmandise, avec exigence. C'est pour cette raison, qu'on l'a appelée D@ns le texte. Il vaut toujours mieux faire simple, quand on choisit un titre. Il existe ensuite par lui-même, le titre. Et il vous fixe le cap, de son doigt de feu.

Si vous voulez en avoir un avant-goût, c'est par ici.

Judith Bernard sera animatrice de cette émission bimensuelle (enregistrée et mise en ligne tous les deux mardis), et j'en serai le producteur, dans la coulisse. Sur le plateau, Judith aura deux chroniqueurs réguliers: Frédéric Ferney, et Eric Naulleau. Pourquoi ce trio ? Très simple. Parce
qu'ils se sont rencontrés sur un plateau d'@rrêt sur images en décembre, que la rencontre a bien fonctionné, et qu'il faut savoir sauter sur les occasions. Pourquoi Judith en animatrice ? Regardez la première, dès mardi à 19 heures, et vous ne poserez plus la question.

Dès que je leur en ai fait la proposition, Frédéric Ferney et Eric naulleau ont accepté. Naulleau, je crois (il ne m'en a rien dit) qu'il a envie de montrer qu'il n'est pas seulement le sniper à blablateurs de chez Ruquier qu'on voit sur Dailymotion, mais que s'il flingue, c'est au nom d'une certain amour des textes, dont il affinera certainement l'expression au fil des émissions. Quant à Ferney, qui vient d'ouvrir son blog, je pense, sans trahir de secret, que la sensualité de l'entretien télévisé avec des auteurs lui manque, depuis la suppression de son émission sur France 5. Je sais qu'il souhaite y revenir dès qu'il pourra, et je suis certain qu'il saura forcer l'occasion. En attendant, il patiente avec nous.

Il y avait bien des raisons de ne pas faire cette émission. Bien des objections, que nous nous sommes évidemment formulées à nous mêmes. Vous voulez les connaître ? En vrac: Il y a plein d'émissions littéraires, à la télévision. Que va-t-on vraiment apporter de plus ? D'autant que les @sinautes cherchent autre chose. Ils ne viennent pas sur le site pour voir une émission littéraire. Et de toutes manières, aucun écrivain ne voudra venir affronter Naulleau.

Prenons-les une par une, ces objections. Il y a beaucoup d'émissions littéraires, à la télévision, c'est vrai. Parfois, entre deux pipeule, il arrive même qu'elles reçoivent des écrivains. Et on papote. De l'écrivain lui-même. Dans le meilleur des cas, de l'histoire de son livre, ou du sujet. Mais du texte, jamais ou presque. Le texte, ce trou noir, ce mystère. Le texte, tu penses bien que ça va faire fuir la ménagère. Donc, nous, nous y serons en plein, dans le texte. Nous nous y accrocherons, avec la même énergie que nous nous accrochons aux informations, ou aux images, sur le site. Et c'est cette curiosité, cette exigence, l'intransigeance de Judith, cette gourmandise aussi, qui feront de cette nouvelle émission un enfant de la démarche d'Arrêt sur images. Quant à tous ceux que nous invitons et qui refuseront de venir (il y en a déjà. Si vous êtes gentils, je vous donnerai les noms) parce qu'ils ne veulent pas affronter le grand méchant Naulleau, eh bien...tant pis pour eux. Ce refus témoigne plutôt de leur manque de confiance dans leurs propres textes.
Un écrivain sûr de son texte, pourquoi aurait-il peur d'Eric Naulleau ?

J'allais oublier : notre premier invité est Michel Vinaver. Vous ne le connaissez peut-être pas. C'est un auteur de théâtre (82 ans cette année), qui vient d'entrer au répertoire de la Comédie Française, avec une pièce ("L'ordinaire"), écrite en en 1982, mais qui est une métaphore "d'une troublante actualité", comme on dit, sur le crash du capitalisme. Accessoirement, dans une autre vie, il a fréquenté de l'intérieur l'univers des multinationales (il a été PDG de Gillette France). Pourquoi commencer par lui ? Parce qu'on avait envie d'entendre d'autres voix, sur la crise. D'autres voix que celles, aphones et inaudibles, des économistes et des politiques. On avait envie de confronter la crise à la puissance d'un texte.

Encore une chose : pour cette première, il est trop tard, mais pour les éditions suivantes, on tentera de vous donner le nom de l'invité deux semaines à l'avance. Cela permettra à ceux qui le souhaitent de lire son livre, et de glisser des questions ou des remarques à l'animatrice et aux chroniqueurs. C'est pas beau, une belle émission littéraire interactive ? Et joignant le geste à la parole, je commence tout de suite. Prochaine émission : Régis Debray d@ns le texte, pour "Le moment fraternité", chez Gallimard (j'aimerais vous faire un lien, mais je ne trouve pas le livre sur le site de Gallimard. On complètera ultérieurement). Mise en ligne le 24 mars.

Que vous dire, encore ? Quel secret vous révéler ? J'ai l'impression que tout a été si simple. La création du plateau, par exemple. Car il a fallu construire un plateau, évidemment. Visuellement, le plus différent possible du plateau d'@rrêt sur images. Mais grâce à François Rose, le meilleur déco-réalisateur de tout le web mondial, ça n'a pas été trop dur.


Et même très rapide...

Pour le reste, le magnifique logo que vous voyez en haut de ce texte a été dessiné par notre ami Alain Korkos. Et les sublimes bannières qui font la pub de l'émission sur la page d'accueil sont dûes au pinceau électronique affûté de notre chef de projet Julie Guilbault.

Faut-il "communiquer" à l'extérieur, à propos de cette nouvelle émission, ou laisser au bouche à oreille le soin de porter le bébé ? Je me suis posé la question. Eternel balancement du même éternel débat. Comme d'habitude, il y a du pour et du contre. Et comme d'habitude, on sera entre les deux. Pas de petit déjeuner de presse, de conférence de presse, de communiqué de presse. Pourtant, Ferney et Naulleau sur le même plateau, le méchant et le gentil, l'ange blanc et le bourreau de Béthune, ça se vendrait bien, coco. Reprises assurées. Télérama, Colombe Schneck, Les Inrocks, Le Monde Radio Télé, etc. Et un peu de buzz ne peut pas faire de mal. C'est pour cette raison que nous répondrons volontiers aux confrères qui, ayant vu l'émission, souhaiteront que l'animatrice, ou les chroniqueurs, ou le producteur, ou tous les quatre, ou qui ils voudront, leur en dise davantage. Mais d'abord, on attend vos réactions, à vous.

Dernière question: quel modèle économique ? Cela ne vous étonnera pas : je ne sais pas encore. Pour l'instant, chacun a accepté de se contenter de rémunérations qui en font certainement l'émission de critique littéraire la plus compétitive de tous les temps. Mais si nous voulons la réaliser correctement, il faudra à l'évidence un budget supplémentaire. Mon voeu le plus secret, c'est que cette nouvelle émission attire sur le site, et sur la chaîne arretsurmages.tv, qui lui fera évidemment une place digne d'elle, un flot de nouveaux abonnés, et nous permette par là d'élargir le public global du site et de la chaîne. C'est un pari. Nous verrons bien. De toutes manières, nous étudierons toutes les possibilités. Un abonnement distinct ? Une vente en VOD, à la pièce ? Je ne sais pas encore. Pour l'instant, on l'invente. On la jette à l'eau. Le reste, il sera bien temps de s'en occuper ensuite. Allez. Assez blablaté. Dès mardi, plongez d@ns le texte !

Publié le dimanche 14 décembre 2008
N'oublions pas les journalistes. Les vrais, l'immense majorité, ceux qui se confrontent avec la dure économie du secteur, ceux qui se battent avec les chiches délais qu'on leur octroie, avec les contraintes de la pub, ceux que l'on fait trimer pour de misérables montants de piges.

Certains d'entre eux viennent de se regrouper dans une association, les incorrigibles, pour faire mieux connaître leurs conditions de travail. Ils viennent de produire trois petits films, très courts, très parlants, pas du tout misérabilistes, sur "la vraie vie des journalistes". Nous avons décidé de les diffuser sur la chaîne, sur le canal 94. Parce que nous critiquons souvent le travail des journalistes, à Arrêt sur images. Et qu'il n'est pas mauvais de se souvenir parfois de leurs conditions de travail, qui expliquent beaucoup de choses.

Sur la chaîne, vous risquez donc de tomber sur la pigiste harassée, la chef d'édition déprimée, le photographe stupéfait des retouches qu'on lui demande. Cela vous aidera à ne pas oublier les journalistes. Et si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez aussi retrouver les auteurs sur le tout nouveau blog du RAJ, le rassemblement des associations de journalistes.
Publié le vendredi 5 décembre 2008
Libération, comme tous les autres médias, a-t-il emboîté le pas un peu vite à la ministre Michelle Alliot-Marie, dans l'affaire des saboteurs de TGV "d'ultra-gauche" ?

"L'ultra-gauche déraille" titrait le journal, en novembre dernier.

C'est un des sujets de notre émission de la semaine. Regardez comment le directeur de Libé, Laurent Joffrin, se défend contre l'analyse imparable de notre chroniqueuse, Judith Bernard, sous l'oeil gourmand de David Abiker.

Arrêt sur images vous manquait, depuis son éviction de France 5 ? Regardez l'émission à son meilleur, sur le canal 94 de votre Freebox. Comme nous sommes contents, de vous retrouver à la télé !

Première diffusion samedi 6 décembre, à 11 heures 30.

Et tous les soirs, en clair, à 21 heures 30.

Daniel Schneidermann
Publié le lundi 1 décembre 2008
Et voilà. La chaîne, notre chaîne, votre chaîne, est en ligne.

Tout n'est pas parfait. Jusqu'au dernier moment, notre pool images, François Rose et Claire Moreaux, a dû ré-encoder des images saccadées (et peut-être certaines saccades subsistent-elles encore). Thomas Scotto, notre webmaster, a déployé des prodiges pour construire le site sur lequel vous vous trouvez en ce moment, mais le système d'envoi de mails n'était toujours pas au point ce matin (ouf, il l'est maintenant).

Ce matin, nous nous sommes aperçus que notre logo sur la page des chaînes en option de Free n'était pas assez lisible. Horreur! Julie Guilbault, notre cheffe de projet, vient de re-dessiner un logo. Résultat: on ne voit plus que nous !

Vous pouvez dès à présent déguster notre émission de la semaine, gratuitement, en clair, chaque soir à 21 heures 30. Elle traite du Canard Enchaîné, et des accusations dont il est l'objet dans un livre sorti la semaine dernière. Nous sommes certains que vous y apprendrez plein de choses, sur les dessous et les coulisses de l'hebdomadaire, mais aussi sur le livre qui est parti, cette semaine, à la "chasse au canard".

Après, c'est à vous de voir. Si vous le voulez, vous pouvez continuer de nous regarder gratuitement. Nous allons maintenir la fenêtre gratuite du soir (21 heures 30 à minuit) pendant...un certain temps, après lancement.

Mais vous pouvez aussi vous abonner. Deux euros cinquante par mois.

Deux euros cinquante, certains d'entre vous trouveront le prix élevé. Et il est vrai que le tarif est plus élevé que celui de la plupart des chaînes de Free.

Mais notre chaîne n'est pas comparable aux autres chaînes que vous pouvez acheter sur Free. Elle est toute neuve. Elle est à construire. Elle n'a pas de publicité. Elle ne compte que sur vous, sur vos abonnements, pour se développer. Dès que vous aurez été assez nombreux à vous abonner, nous mettrons en chantier la préparation d'une nouvelle émission régulière, en plus d'Arrêt sur images.

Quelle émission ?

Nous n'allons pas tout vous dire le même jour. En attendant, abonnez-vous. A vous de jouer. Nous vous attendons.

Daniel Schneidermann
Publié le dimanche 30 novembre 2008
Mais elle va ressembler à quoi, cette chaîne ? Mais comment avez-vous eu l'idée ? Mais qu'allez-vous y mettre ? Quels programmes ? Et puis, si vos débuts sur Free sont concluants, allez-vous passer chez d'autres opérateurs ?

Vous êtes sans doute nombreux à vous poser toutes ces questions, en découvrant arretsurimages.tv.

Alors, plutôt que de vous répondre individuellement et de répéter la même chose, je vous invite à vous reporter à une interview vidéo que j'ai donnée à une équipe d'Univers Freebox.

La première partie de l'interview est ici. La deuxième partie est là. La qualité du son et de l'image...comment dire ?...sont perfectibles. Mais intéressez-vous au fond.

La création d'arretsurimages.tv a aussi suscité de nombreux articles dans la presse en ligne. Le plus complet et le plus exact est celui de Philippe Crouzillacq dans 01net. Il est ici.

Daniel Schneidermann
Publié le samedi 29 novembre 2008

Je viens de voir un beau bébé. Tout petit, tout vagissant, mais un beau bébé. Le bébé de notre future chaîne de télé, celle que vous pourrez regarder (si vous êtes abonnés Free) dès le 1er décembre :



picto arretsurimages.tv
la chaîne d'après la télé, qui aura son site à elle...


Qu'est-ce que j'ai vu ? Oh, rien encore. Une quinzaine de minutes. Des enchainements de best-ofs et de bandes-annonces. Dans l'immédiat, il s'agissait simplement de voir si ça marche, si on peut envoyer des lignes de codes, et si elles se traduisent bien en succession de programmes sur une chaîne de télé qui ressemble à une grande. Eh oui, ça marche. Et c'est magique. Ca ressemble, de très loin encore, à une chaîne de télévision. Une chaîne d'un nouveau type. La chaîne d'après la télé, justement...

A l'instant, notre embryon de chaîne vient d'arriver dans le bureau. Oui, dans la télé du bureau, sur laquelle nous regardons habituellement I-Télé, LCI, ou le zapping. C'est beau comme les premiers gramophones, avec Caruso à l'intérieur. Comme le sacre de la Reine d'Angleterre en direct à la télé en 1953. Comme les radios libres, avec la police en bas de l'immeuble. Comme les premiers scrouiiiintch d'Internet. C'est beau !

Une chaîne ! Si l'on nous avait dit que l'aventure du site mènerait à la création d'une chaîne consacrée aux médias, totalement indépendante. Et pourtant, elle y mène tout droit. Ceux qui ont manqué quelques épisodes pourront se mettre à jour ici, et . Comment j'avais lancé un appel, lors d'une émission au printemps. Comment Free a saisi la balle au bond. Et comment nos discussions vont donc déboucher sur la création, le 1er décembre, d'arretsurimages.tv.

Que trouvera-t-on sur arretsurimages.tv ? Dans un premier temps, l'émission, votre émission, qui passera en boucle. Si vous voulez la regarder le soir, elle passera le soir (deux fois de suite, à 19 heures 30 et 21 heures 30). Si vous voulez la regarder à la mi-journée, elle passera à la mi-journée (et deux fois pendant le week-end, à 11 heures 30 et à 13 heures 30, pour permettre un visionnage en famille, comme avant). Elle passera aussi la nuit. Le matin. A l'aube et au crépuscule (bien entendu, la grille actuelle est provisoire. Nous l'adapterons à vos remarques et vos demandes. Nous sommes, pour quelques mois, dans les tâtonnements).

Et toutes les anciennes émissions, aussi, celles que nous diffusons depuis janvier, les abonnés à Free pourront les revoir sur leur téléviseur, confortablement avachis sur leur canapé.

Car tout est là.

Avec cette nouvelle chaîne, nous répondons à la demande de beaucoup d'entre vous, qui souhaitent nous regarder, mais rechignent pour autant à passer une heure devant l'ordinateur, parce que l'ordinateur, hein, on y est déjà collés toute la semaine. Beaucoup d'entre vous, sûrement, et nous l'espérons, beaucoup d'autres.

Nos émissions reviendront régulièrement. Toutes les deux heures, à la demie de chaque heure impaire (15 heures 30, 17 heures 30, 19 heures 30, 21 heures 30, etc) démarre une nouvelle émission. Pourquoi cette régularité ? Parce que nous voulons vous donner des rendez-vous. C'est le meilleur de la télé, les rendez-vous. Pourquoi les heures impaires ? Et pourquoi pas ! Pourquoi à la demie, et pas à l'heure fixe ? Parce que l'heure fixe, je trouvais ça un peu triste. La demie, c'est imparfait, ça accroche, ça intrigue. D'autres questions ? Bref, tout sera prêt le 1er décembre.

Et ensuite ? demanderez vous. Si vous avez construit une chaîne, une vraie, qui émet vingt-quatre heures par jour, (ajouterez-vous) ce n'est tout de même pas dans le seul but d'y diffuser une seule petite émission hebdomadaire d'une heure ?

Vous avez vingt-quatre fois raison.

Très vite, dès que les premiers abonnements à arretsurimages.tv nous donneront les moyens de le faire, la grille va s'enrichir. De nouvelles émissions innovatrices, françaises ou étrangères. On meurt d'envie, par exemple, d'aller voir s'il existe d'autres émissions traitant des médias, dans d'autres pays, sur d'autres continents. Et très vite, le plus vite possible, la grille va aussi s'enrichir de programmes que nous produirons nous-mêmes. Le but est de créer d'autres émissions, qui présentent un intérêt dans leur rapport avec lémédias. Un intérêt au sens large. Soit qu'elles en parlent, soit que la façon dont elles sont fabriquées, en tant qu'objets, présente en soi un intérêt, innove, invente. De toutes manières, nous ne diffuserons que des émissions absentes de l'offre médiatique actuelle, des émissions dont le système ne veut pas. Ne m'en demandez pas plus pour l'instant. On a déjà quelques idées, mais chaque chose en son temps. Là, pour l'instant, on pose le chevalet, on étale les couleurs.

Deux précisions encore: évidemment, le site n'y perdra rien, au contraire. Dans un premier temps, c'est lui qui nourrira la chaîne. Mais viendra bien un moment où la chaîne à son tour nourrira le site de ses productions propres. En attendant, ce sont deux offres distinctes. Conséquence concrète: même si vous êtes déjà abonnés au site (et vous l'êtes, puisque vous me lisez en ce moment), il faudra reprendre un abonnement si vous voulez voir l'émission à la télé. Eh oui. 2 euros 50 par mois: ça coûte cher, l'indépendance. Et nous sommes très ambitieux. Dans un deuxième temps, si beaucoup d'entre vous en expriment le souhait, nous pourrons envisager un tarif préférentiel d'abonnement à la chaîne pour les abonnés du site. Dans l'immédiat, cela nécessitait un développement que nous n'avons pas estimé prioritaire.

Enfin, même si l'heure est à l'euphorie, je ne perds pas de vue les dangers de cette nouvelle étape. L'aventure est enthousiasmante, mais c'est aussi...un piège. Inconsciemment, n'allons-nous pas nous reformater, pour convenir à notre nouveau (et ancien) support ? Maintenant que l'émission repasse à la télé, n'allons-nous pas être tentés d'inviter des têtes d'affiche, de faire plus court, plus nerveux, de chercher les "bons clients" ? Je ne sous-estime pas le danger. Je sais combien il est, hélas, facile d'intérioriser les contraintes physiques d'un media. Mais rassurez-vous: arretsurimages.tv ne sera pas une chaîne de télé supplémentaire, ce sera vraiment la chaîne d'après la télé, qui transpose dans le téléviseur le meilleur des innovations de la Toile. Par exemple, pas question de revenir sur le "sans durée fixe". La grille est conçue pour accueillir des émissions de durées variables. Mais il faudra tout de même être vigilants. Revenir dans la vieille boîte du salon, celle des familles, des rendez-vous et des habitudes, sans perdre notre inappréciable acquis d'ici, le déformatage: c'est notre défi peut-être le plus redoutable.

Daniel Schneidermann

(Billet publié initialement le 24 novembre sur le site arretsurimages.net)

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Image d'oiseau

 

 

Lundi 8 février 2010

05h30 > @rrêt sur images : Arrêt sur... tableaux
Et si, pour une fois, on s'arrêtait sur... des tableaux ? Comment un spécialiste évoque-t-il l'oeuvre d'un peintre ? Comment faire comprendre, et aimer, une toile au grand public ? Faut-il s'autoriser la vulgarisation, ou l'emploi de chemins détournés, pour amener un non-spécialiste à s'intéresser à l'art ?

07h30 > @rrêt sur images : Guillon et Porte : l'humour en danger ?
La réaction en chaîne qui a suivi une chronique de Stéphane Guillon (France Inter) à propos de Dominique Strauss-Kahn est impressionnante : après la réaction irritée de DSK, Nicolas Sarkozy lui-même s'est plaint de Guillon auprès de journalistes et de conseillers. L'humour sur le service public est-il désormais sous contrôle ?

09h30 > @rrêt sur images : L'édition fait un strip-tease
Il faut toujours faire attention à ce qu'on dit devant une caméra. C'est ce que doit se dire aujourd'hui un éditeur parisien, Gilles Cohen-Solal, suivi par les caméras de l'émission Strip-Tease, diffusée sur France 3 le 29 juillet. Comme nous le détaillons ici, il y apparaît cynique, libidineux et méprisant envers l'un des auteurs de sa maison d'édition. Comment travaillent ceux qui fabriquent Strip-Tease ? Cette émission n'a-t-elle pas tendance à forcer le trait au montage de ses sujets ? Et le monde de l'édition parisien est-il bien représenté dans ce numéro en particulier de l'émission ?

11h30 > @rrêt sur Images : Copenhague : les journalistes y ont-ils compris quelque chose ?
n'avait certainement jamais vu autant de journalistes : deux semaines durant, fin décembre, ils étaient près de 3500 pour couvrir le sommet sur le climat, qui a regroupé 130 chefs d'État et de nombreuses ONG. Dans les jités, chaque chaîne s'était parée de son logo "spécial climat", tandis que le sujet faisait la une des journaux. Mais qu'avons nous vraiment su du sommet, des raisons de son échec et de ses chances de succès ? Le suspense entretenu sur l'issue des négociations était-il authentique ? "J'ai été fasciné par la disproportion entre le gigantesque tam-tam médiatique autour de cette réunion mondiale et le fait que, à ce jour, on ne sait pas vraiment ce qui s'est passé dans la négociation", affirmait récemment le philosophe Marcel Gauchet dans un journal canadien. Comment avons-nous été informés sur Copenhague ?

13h30 > ligne j@une : Villepin-Sarkozy : la ligne j@une de la folie ?
Ils se le murmurent entre eux. Ils se répètent, faussement terrifiés, les menaces les plus sanglantes de l'un contre l'autre. La plupart des journalistes politiques français savent bien que la relation Villepin-Sarkozy est irrationnelle, tissée de haine pure. Mais ils ne l'écrivent pas dans leurs journaux. Pas tous. Pas comme ça. Ils y mettent des manières. Ils donnent des exemples. Comment traiter ce sujet impossible, lorsqu'on travaille dans un journal '"qui a une certaine tenue", selon le mot d'une de nos invitées, Judith Waintraub, du Figaro ? Avec elle sur le plateau, Maurice Szafran, directeur de Marianne, affirme que les journalistes en savent cent fois plus que ce qu'ils écrivent. Nous accueillons enfin cette semaine Dominique de Monvalon, ancien directeur de la rédaction du Parisien, et Sylvain Besson, blogueur incisif, et correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps.

15h30 > @rrêt sur Images : Afrique, fatalité des stéréotypes ?
A l'occasion de lancement de la Ferme Célébrités en Afrique sur TF1, on a retrouvé tous les clichés sur ce continent : animaux sauvages, girafes, léopards, danses zoulous. Pourquoi l'Afrique est-elle sans cesse ramenée à ces images ? Comment ce continent est-il représenté dans les autres émissions télévisées ? Des émissions dites plus sérieuses, comme Ushuaia ou En terre inconnue, parviennent-elles à échapper à ces stéréotypes ?

17h30 > @rrêt sur images : L'affaire Polanski pour les nuls
Rarement une affaire aura aussi vite déchaîné fantasmes et polémiques que l'arrestation, le 26 septembre à Zurich, du réalisateur Roman Polanski. C'est une affaire vieille de presque 32 ans qui le rattrape... Une suspicion de viol, un grand metteur en scène, le système judiciaire américain, tous les ingrédients sont réunis pour emballer la machine.Mais sur les faits eux-mêmes, et sur le droit dans cette affaire, on entend et on dit tout, n'importe quoi et son contraire... C'est pourquoi nous avons voulu réaliser une émission garantie sans polémique, pour tenter de remettre le dossier à plat.

19h30 > D@ns le texte : Haenel répond à Lanzmann, d@ns le texte
L'attaque a été fulgurante. Quelques mois après la sortie de son roman, "Jan Karski" (Gallimard), consacré à celui à qui il incomba pendant la dernière guerre d'avertir Roosevelt du génocide des Juifs, Yannick Haenel s'est vu brutalement attaqué par Claude Lanzmann, réalisateur de "Shoah". En substance, Lanzmann reproche à Haenel de prêter à Karski un ressentiment anti-américain qui, à en croire Lanzmann, n'animait nullement l'ancien messager polonais. En toile de fond, cette question : Roosevelt a-t-il été indifférent au sort des Juifs d'Europe ? Sur les détails de l'attaque, avant de regarder l'émission, il est conseillé de lire la chronique préparatoire de Judith Bernard.

21h30 > @rrêt sur Images : Afrique, fatalité des stéréotypes ?
A l'occasion de lancement de la Ferme Célébrités en Afrique sur TF1, on a retrouvé tous les clichés sur ce continent : animaux sauvages, girafes, léopards, danses zoulous. Pourquoi l'Afrique est-elle sans cesse ramenée à ces images ? Comment ce continent est-il représenté dans les autres émissions télévisées ? Des émissions dites plus sérieuses, comme Ushuaia ou En terre inconnue, parviennent-elles à échapper à ces stéréotypes ?

23h30 > ligne j@une : Villepin-Sarkozy : la ligne j@une de la folie ?
Ils se le murmurent entre eux. Ils se répètent, faussement terrifiés, les menaces les plus sanglantes de l'un contre l'autre. La plupart des journalistes politiques français savent bien que la relation Villepin-Sarkozy est irrationnelle, tissée de haine pure. Mais ils ne l'écrivent pas dans leurs journaux. Pas tous. Pas comme ça. Ils y mettent des manières. Ils donnent des exemples. Comment traiter ce sujet impossible, lorsqu'on travaille dans un journal '"qui a une certaine tenue", selon le mot d'une de nos invitées, Judith Waintraub, du Figaro ? Avec elle sur le plateau, Maurice Szafran, directeur de Marianne, affirme que les journalistes en savent cent fois plus que ce qu'ils écrivent. Nous accueillons enfin cette semaine Dominique de Monvalon, ancien directeur de la rédaction du Parisien, et Sylvain Besson, blogueur incisif, et correspondant à Paris du quotidien suisse Le Temps.

01h30 > @rrêt sur Images : L'info locale fleurit sur le net
Sur internet, il est plus facile de savoir ce qui se passe à l'autre bout de monde qu'en bas de chez soi. Alors, tandis que Rue89, Médiapart ou @si explorent les opportunités qu'offre internet aux médias généralistes, d'autres tentent l'aventure de l'information locale. Qui sont-ils ? Quel est leur modèle économique ? Comment se démarquent-ils de la presse quotidienne régionale ? Dans cet article, @si s'était penché sur quelques expériences menées à Paris, Rennes ou Dijon.

03h30 > @rrêt sur images : Le "parler mal" de Sarkozy
Ça n'a l'air de rien. De petites fautes de grammaire, des négations qui disparaissent, un tutoiement intempestif, une syntaxe bancale... Mais le discours de Nicolas Sarkozy est truffé d'imperfections et de dérapages. Et c'est toute sa manière de s'exprimer qui entre peu à peu dans le débat public. Atteinte à la langue et à la dignité de la fonction de chef d'Etat ? Ou vaine querelle de puristes loin des préoccupations du peuple ?

 

 

 

 

 

Voir le programme de la semaine

 

 

 


Abonnez vous avec votre Freebox