Samedi 31 juillet 201005h30 > @rrêt sur images : Plantu et les médiasC'est quoi, un "journal de référence" à l'heure du net triomphant ? Et peut-on tenir sa place sur la toile lorsqu'on est l'éditorialiste le plus célèbre d'un bon vieux journal papier ? Le développement ultra-rapide de l'information online impose de repenser à la fois le statut de l'info et celui du journaliste : quelle hiérarchie mettre en place ? quelle importance accorder au buzz ? et aux interventions des internautes ? quel lien entre un journal et son site internet ? 07h30 > @rrêt sur images : Journalistes et blogueursComment les blogs des journalistes bougent les lignes. Pierre Assouline blogue sur la littérature sur le site du Monde; son espace s'appelle "La république des livres". Jean-Dominique Merchet officie sur le site de Libération, à propos des questions de Défense. Bertrand Dicale était aux manettes de "Pas plus haut que le bord", le blog musique du Figaro ; c'est lui qui avait chroniqué en avant-première – et avec quelques réticences, comme vous l'expliquait @rrêt sur images – le dernier disque de Carla Bruni. Qu'écrivent-ils sur leurs blogs ? Qu'écrivent-ils dans leurs livres et leurs articles ? A quel support donnent-ils leur premier choix ? 09h30 > @rrêt sur Images : Immigration : des tabous ?Y a-t-il, à propos de l'immigration, des faits tabous, dont on ne parle pas ? Des chiffres, qu'on n'a le droit ni de collecter, ni de révéler ? Les médias cachent-ils certains aspects de cette réalité ? Questions posées, de façon très polémique par la récente saillie sur le plateau de Thierry Ardisson d'Eric Zemmour, journaliste au Figaro, chroniqueur multi-casquettes et polémiste : "La plupart des trafiquants sont des noirs et des arabes." 11h30 > ligne j@une : Entre journalistes et humoristes, ligne j@une définitive ?Une convocation, et un avertissement en recommandé : le moins que l'on puisse dire, c'est que le directeur de France Inter, Philippe Val, n'a pas goûté le "J'encule Sarkozy", de Didier Porte. Pas davantage, d'ailleurs, que les éditorialistes-vedettes de la tranche matinale de France Inter, Nicolas Demorand en tête, qui se sont tous désolidarisés de l'humoriste dans une mémorable émission de Canal+. 13h30 > @rrêt sur Images : L'humour et ses limites, avec PétillonDe quoi rire ? Notre série d’été consacrée au rire et à ses limites s'arrête aujourd'hui sur un desinateur : René Pétillon, dessinateur pour le Canard enchaîné, et auteur de bandes dessinées, dont celles mettant en scène le célèbre détective Jack Palmer. 15h30 > D@ns le texte : De Gaulle "l'écrivain", d@ns le texteEst-il possible de débattre de qualité de l'écrivain Charles de Gaulle, en oubliant le général et le président ? En introduisant le tome 3 des Mémoires de guerre au programme des Terminales littéraires, dans des conditions étrangements opaques, (lire ici notre enquête) le gouvernement a semblé répondre que oui. De nombreux enseignants, qui ont protesté contre cette innovation, pensent le contraire. 17h30 > @rrêt sur images : Les suicides liés au travailDu silence au tumulte ? Depuis un mois, la souffrance liée au travail et les suicides font la une de la presse et des journaux télévisés. En mai dernier, @si avait consacré une émission à la question des suicides liés au travail, se demandant alors pourquoi les journaux en parlaient si peu. Alors qu'aujourd'hui la situation s'est inversée, cette ultra-médiatisation permet-elle une bonne compréhension du sujet ? On en parle beaucoup, mais en parle-t-on bien ? 19h30 > @rrêt sur Images : L'humour et ses limites, avec PétillonDe quoi rire ? Notre série d’été consacrée au rire et à ses limites s'arrête aujourd'hui sur un desinateur : René Pétillon, dessinateur pour le Canard enchaîné, et auteur de bandes dessinées, dont celles mettant en scène le célèbre détective Jack Palmer. 21h30 > ligne j@une : Homosexuels, handicapés : une ligne j@une pour Canal+ ?La joyeuse équipe des comédiens "d'Action discrète" (Canal+) se promène dans les rues de Montpellier, déguisée en bande de supporters de Georges Frêche. Pour débusquer le racisme ordinaire présumé, et la supposée homophobie, des électeurs de Frêche, ils multiplient les provocations. Surjouant les beaufs inconscients, ils vantent dans un bar lesbien la bienveillance de Frêche envers "les pédés" et "les colleuses de timbres". Déboulant dans une association d'aide aux handicapés, ils tonitruent que Frêche adore "les baveux" et les "gogolitos". Efficacité visuelle assurée !
Résultat : deux associations homosexuelles montpelliéraines viennent de porter plainte contre Canal+. Une association de parents de handicapés mentaux, l'UNAPEI, attend des excuses de la chaîne. Après avoir, voici quelques mois, mis en rage le ministre de l'immigration Eric Besson, l'équipe de Canal+ affronte cette fois la colère et l'incompréhension de représentants des "minorités". 23h30 > D@ns le texte : Hugo, le résistant, D@ns le texteAprès de Gaulle, Hugo. D@ns le texte ne termine pas sa saison avec des seconds rôles ! Après le politique entré en écriture, l'écrivain qui plonge en politique, autour des deux figures communes du refus solitaire, et de l'exil.
Est-il possible d’être à la fois «acteur, témoin et juge» de l’Histoire, en l’occurrence de la période qui suit le coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte, comme le revendique Victor Hugo dans Histoire d’un crime (sous-titré «la déposition d’un témoin»)? Pour décrypter cette œuvre (souvent méconnue), nous avons convié Jean-Marc Hovasse, biographe passionné, spécialiste de l’écrivain et auteur de la préface de la réédition d’Histoire d’un crime, en 2009, aux éditions de La Fabrique. Tiens, les éditions de La Fabrique ? Les mêmes, qui publiaient l'an dernier "l'insurrection qui vient", (dont le fondateur Eric Hazan est déjà venu nous entretenir) ? Oui, les mêmes. Et Judith Bernard entend bien, avant toute chose, faire vibrer les troublantes résonances contemporaines du texte : est-ce l’actualité politique qui a conduit à sa réédition ? «C’est une coïncidence, le texte n’était plus disponible en poche alors qu’il existe par exemple dix éditions des Châtiments!», répond Hovasse. Retour à la charge, une heure plus tard : «Que pensez-vous du rapprochement qui a déjà été fait entre Nicolas Sarkozy et Napoléon?». «Peut-être pour le côté paillettes de l’Elysée», concède Hovasse. «Mais je pencherais plutôt pour un parallèle entre Vichy et le Second Empire».
Histoire d’un crime reste le produit hybride de l’histoire et de l’urgence. Véritable invitation au soulèvement populaire, l’ouvrage publié 25 ans après le coup d’Etat de 1851, a été écrit en deux temps: d’abord durant l’exil (à Bruxelles puis à Jersey), puis complété lors de l’opposition de Hugo à Mac Mahon. 01h30 > @rrêt sur Images : Affaire Bettencourt : les coulisses de l'enquêteUn pouvoir politique écartelé entre le désarroi et la fureur, et même pris de panique devant les révélations de la presse sur l'affaire Woerth-Bettencourt. Cela faisait très longtemps que l'on n'avait pas vu cela en France, peut-être même depuis que le Monde avait révélé que le Rainbow Warrior de Greenpeace avait été coulé par des espions français, dans les années 80. La violence de l'affrontement entre le pouvoir et nos confrères de Mediapart chamboule toutes les lignes de partage entre les nouveaux et les anciens médias, et pose de nombreuses questions sur le rôle, et les méthodes, du journalisme d'investigation en France. 03h30 > @rrêt sur images : Pour ou contre les caméras cachéesEst-il nécessaire et légitime de tourner des reportages avec des caméras cachées ? Le débat a rebondi avec l'annonce d'une nouvelle émission de France 2, Les infiltrés, produite par l'agence Capa et animée par David Pujadas. Le premier opus des Infiltrés s'est penché sur les maisons de retraite. Un sujet déjà abordé dans un reportage diffusé la semaine dernière sur France 3, comportant lui aussi de nombreuses scènes tournées en caméra cachée, parfois très dures. C'est l'occasion de s'interroger sur les conditions dans lesquelles sont tournées ces images, et sur les précautions nécessaires à ce mode d'investigation.
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